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La couleur et le sang. Doctrines racistes à la française

La couleur et le sang. Doctrines racistes à la française

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  • Description

    Depuis environ cinq siècles, le mythe du " sang pur ", l'imaginaire autour de la couleur de la peau, les croyances sur la transmission héréditaire à l'identique des caractères physiques et mentaux, la hantise des mésalliances et des métissages, les tentatives de classer et de hiérarchiser les "variétés " de l'espèce humaine, les représentations et les légitimations de l'exploitation, de la ségrégation ou de l'élimination, se sont à la fois succédé et croisés. Mais c'est au cours du XIX' siècle qu'apparaissent des doctrines racistes, véritables conceptions racialistes du monde, inscrivant le schème de la " lutte des races " dans la philosophie de l'Histoire et dans la science sociale naissante. La " race " fonctionne comme un dépôt idéal que l'on se donne pour tâche de préserver ou de conserver, de transmettre ou de " purifier ", d'améliorer ou de "régénérer ", quand on ne le considère pas comme perdu.
    Pierre-André Taguieff distingue et analyse ici les quatre principaux types de systèmes de pensée fondés sur l'idée de race, qui furent élaborés en France au XIX' siècle et au début du XX': le racialisme pessimiste fondateur d'une philosophie décadentielle de l'Histoire (Arthur de Gobineau), le racialisme évolutionniste couplé avec le " darwinisme social " de style " libéral " (Gustave Le Bon), le nationalisme ethno-racial inséparable de l'antisémitisme politique moderne (Edouard Drumont, Jules Soury et Maurice Barrès), et le racialisme eugéniste à visée "socialiste " (Georges Vacher de Lapouge). La mise en oeuvre de certains de leurs projets de défense et de conservation, d'amélioration ou de refonte de l'ordre socio-politique atteindra son stade suprême de barbarie dans les années trente et quarante du XXème siècle.

    Source : 1001 Nuits
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