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Adam Haberberg

Adam Haberberg

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    «Au revoir papa, je t’aime. Combien de temps encore ces mots ensoleillés? Dans la rue, lorsqu’il part à l’école, au petit matin, le grand crie je t’aime à son père qui le regarde traverser depuis la fenêtre. Il crie je t’aime, au coin qui le fera disparaître, au-dessus des passants et des voitures, et son père, penché en haut, envoie un baiser, et répète les mots d’une voix sourde et honteuse. Un père qui aurait pu en être un autre, un père qui est aussi, en quelque sorte, le premier venu des pères, car il sait bien que ce je t’aime ne lui est pas destiné à lui Adam Haberberg, l’homme qui se tient à la fenêtre, pas rasé et se sentant vieux, mais à sa figure dans le cours du temps, comme il doit au cours du temps d’être parfois le meilleur papa du monde ou le plus méchant.»«Au revoir papa, je t’aime. Combien de temps encore ces mots ensoleillés? Dans la rue, lorsqu’il part à l’école, au petit matin, le grand crie je t’aime à son père qui le regarde traverser depuis la fenêtre. Il crie je t’aime, au coin qui le fera disparaître, au-dessus des passants et des voitures, et son père, penché en haut, envoie un baiser, et répète les mots d’une voix sourde et honteuse. Un père qui aurait pu en être un autre, un père qui est aussi, en quelque sorte, le premier venu des pères, car il sait bien que ce je t’aime ne lui est pas destiné à lui Adam Haberberg, l’homme qui se tient à la fenêtre, pas rasé et se sentant vieux, mais à sa figure dans le cours du temps, comme il doit au cours du temps d’être parfois le meilleur papa du monde ou le plus méchant.»

    Source : Gallimard
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